La décision du gouvernement d’interdire Facebook, X (Twitter), YouTube et d’autres plateformes a mis le feu aux poudres. Présentée comme une mesure de régulation, cette interdiction a été perçue comme une attaque contre la liberté d’expression et un symbole du contrôle exercé par une élite politique jugée corrompue.
Katmandou sous couvre-feu et l’armée déployée
Les manifestations ont rapidement dégénéré en affrontements violents avec les forces de l’ordre. Gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et tirs ont fait au moins 25 morts et plus de 600 blessés.
L’armée a pris position dans les rues de Katmandou.
Un couvre-feu strict a été instauré.
Des bâtiments gouvernementaux, le Parlement, des résidences de politiciens et même le siège du média Kantipur ont été incendiés.
Des tentatives d’évasion ont été signalées dans plusieurs prisons.
La démission de K.P. Sharma Oli
Sous pression, le Premier ministre K.P. Sharma Oli a présenté sa démission. Un geste salué par la rue, mais qui ne suffit pas à calmer la colère. Les manifestants réclament désormais un véritable changement de système, une lutte contre la corruption et un renouveau complet de la classe politique.
Sushila Karki pressentie pour la transition
Une partie des protestataires demande que l’ancienne juge en chef de la Cour suprême, Sushila Karki, dirige un gouvernement intérimaire. Ce scénario divise : certains y voient une figure de confiance, d’autres redoutent une nouvelle manœuvre politique.
Une révolte générationnelle
Ce soulèvement, déjà qualifié de « révolte de la Gen Z », va au-delà des réseaux sociaux. Il exprime la frustration d’une jeunesse confrontée au chômage, à la pauvreté et à l’absence de perspectives. Pour beaucoup, la démission d’Oli n’est que le début d’une refondation nécessaire.
La rédaction
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