Alors que les autorités peinent à éradiquer les gangs qui terrorisent la population, notamment dans les départements de l’Ouest (Port-au-Prince) et de l’Artibonite, les bandits multiplient les stratégies pour asseoir leur domination.
Selon le président de la Ligue haïtienne pour la défense des droits humains (LHDDP), ces derniers mois ont vu apparaître une forme de « féminisation » au sein des associations criminelles.
En effet, depuis quelque temps, les jeunes femmes enrôlées dans les gangs armés se voient confier d’autres tâches que celles de préparer à manger ou de surveiller les otages. Elles participent désormais, armes à la main, à la surveillance de la maison du chef et sont de plus en plus envoyées dans des opérations sur le terrain.
Une jeune femme récemment arrêtée par les forces de l’ordre a confié sa participation à l’attaque contre le pénitencier national qui avait permis à tous les prisonniers de s’évader, en mars 2024. Elle a également reconnu avoir tué plusieurs personnes, dont des policiers.
Le phénomène de la « féminisation » des gangs doit être pris très au sérieux, affirme le militant des droits humains, soulignant que ces « femmes soldates » sont également envoyées dans certains quartiers pour identifier des personnes à enlever en fonction de leur train de vie.
Il invite donc les autorités à agir pour éliminer les gangs armés et appelle les citoyens à la prudence.
La rédaction
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