Plusieurs élèves ont repris ce lundi le chemin de l’école malgré les avertissements répétés du ministère de l’Éducation nationale qui a fixé au 1er octobre la date officielle de la rentrée des classes. « La menace est la force des faibles », affirme Margueritte Bouchereau Clérié de l’Association Professionnelle des Écoles Privées d’Haïti (APEPH).
Chaque école organisera sa rentrée en fonction de sa réalité, affirme madame Clérié, précisant que certaines institutions ouvriront cette semaine, d’autres la semaine prochaine. Ce sera une rentrée graduelle, précise-t-elle.
Comme si elle doutait de la capacité des techniciens du MENFP ayant fixé la rentrée scolaire au 1er octobre, elle affirme que ce n’est pas la date de la rentrée qui compte, mais le nombre d’heures passées dans les institutions scolaires pour permettre aux élèves de boucler le programme.
Des associations de parents d’élèves dénoncent l’attitude des responsables d’écoles qui décident de défier l’autorité de l’État.
C’est le cas, notamment, de l’Union des Parents d’Élèves Progressistes d’Haïti (UPEPH) qui demande au ministère de l’Éducation nationale de faire respecter, par tous les responsables d’écoles, la date officielle de la rentrée scolaire.
Son secrétaire général, Léo Litolu, déplore que certains responsables d’écoles choisissent, de manière délibérée, de désobéir aux instructions des autorités éducatives.
Pour sa part, Fedner Confident, le porte-parole de l’Association des Parents d’Élèves d’Haïti (ASPAEDH), estime que la circulaire du MENFP autour de la rentrée des classes aura un sens lorsque les autorités démontreront leur capacité à la faire respecter. Il demande au ministère d’envoyer ses enquêteurs dans les écoles qui refusent d’appliquer les consignes.
Il en a profité pour demander le respect de la foi sur les frais scolaires. Dans une circulaire datée du 5 septembre, le MENFP a rappelé que la date officielle de la rentrée des classes pour l’année académique 2025-2026 est le 1er octobre.
Tout responsable d’écoles qui refuse de se plier à cette directive sera puni conformément à la loi, prévient le ministère. Puisque certaines écoles ont déjà commencé à travailler ce lundi 8 septembre, la réponse du ministre Antoine Augustin est très attendue.
La rédaction
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