La communauté des commerçants chinois en République dominicaine traverse actuellement une période difficile, confrontée à des inspections fiscales et à des incidents légaux qui font les gros titres.
Cette semaine, la Direction générale des impôts internes (DGII) a mené une série d’opérations de notification dans plusieurs régions, ciblant des entreprises locales et asiatiques soupçonnées de violations du Code fiscal. Les commerces concernés se trouvent dans le District national, ainsi que dans les provinces de Santo Domingo, Sánchez Ramírez, San Cristóbal, Santiago et Barahona.
Les autorités ont relevé des irrégularités importantes, notamment des ventes en espèces non déclarées, des omissions dans les déclarations d’impôt sur le revenu et de TVA, et l’absence de déclaration des paiements par carte. Des inspections supplémentaires sont prévues à La Romana et Santo Domingo Este, portant sur des sous-évaluations de marchandises et des anomalies dans les déclarations d’importation. Des établissements comme Plaza Propicio, Tina Fashion et Rilon Trading ont été contrôlés pour vérifier leur conformité aux normes douanières. Selon la DGII, ces mesures visent à garantir une concurrence loyale et renforcer la transparence fiscale.
Parallèlement, un incident a accentué les tensions. Le 28 mai 2025, Po Xie, propriétaire du magasin Mudan sur l’avenue Duarte, a été arrêté pour avoir interféré dans une opération migratoire menée par la Direction générale de l’immigration (DGM). Lors de cette opération, 35 travailleurs haïtiens en situation irrégulière ont été appréhendés. Po Xie est accusé d’avoir agressé verbalement et physiquement les agents de la DGM et d’avoir incité ses employés à résister à l’intervention, causant des blessures à plusieurs fonctionnaires. Son magasin a été sanctionné d’une amende de 450 000 pesos dominicains pour avoir employé des travailleurs sans papiers.
Ce contexte soulève un débat sur les pratiques commerciales de certaines entreprises chinoises dans le pays. Des associations dominicaines, comme le Conseil national du commerce de provisions (CNCP), expriment leurs inquiétudes face à une concurrence qu’elles jugent déloyale, citant des violations fiscales, douanières et du travail.
La DGII a également annoncé que les petites et micro-entreprises, ainsi que certaines entités publiques, devront adopter la facturation électronique obligatoire d’ici le 15 mai 2026, conformément à la Loi No 32-23. Cette mesure vise à moderniser le système fiscal et à limiter les pratiques d’évasion. Les entreprises qui ne s’y conformeront pas seront passibles de sanctions prévues par la loi.
La rédaction
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