Everaldo Mary, qui se présente comme un citoyen engagé dans le quartier de Solino, l’affirme sans langue de bois : « On ne va pas cohabiter avec les bandits lourdement armés », dit-il.
Les rumeurs ont circulé durant tout le week-end. Certains habitants du quartier de Solino, contrôlé depuis le mois d’octobre 2024 par la coalition de gangs dénommée « Viv Ansanm », seraient prêts à cohabiter avec les bandits, comme c’est le cas dans plusieurs localités de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Une rumeur qui avait même poussé les groupes d’autodéfense des localités voisines, dont Delmas 30, Canapé-Vert et Christ-Roi, à élever le niveau d’alerte et de vigilance.
Voulant couper court à ces allégations, Everaldo Mary soutient qu’il n’y a aucune possibilité pour les habitants de Solino de cohabiter avec des individus lourdement armés.
Deux conditions, dit-il, doivent être réunies pour faciliter le retour des habitants de Solino, en proie à de nombreuses difficultés dans les sites d’hébergement où ils ont pu trouver refuge.
Il faut d’abord que les bandits déposent les armes, et ensuite des mesures d’accompagnement doivent être envisagées pour faciliter les travaux de réparation des maisons que les bandits ont totalement saccagées.
Si certains habitants avaient profité de la trêve du week-end dernier, c’était juste pour constater l’ampleur des dégâts. « Il ne reste plus rien et personne ne pourra vivre à Solino si ces deux conditions ne sont pas réunies », a-t-il indiqué.
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