Depuis plusieurs semaines, Kenscoff est le théâtre d’une confrontation continue entre les groupes armés et les forces de l’ordre. Les opérations policières peinent à soulager la population, alors que les attaques ciblées se multiplient.
Mardi matin, les bandits du gang Viv Ansanm ont de nouveau fait irruption dans l’orphelinat Nos Petits Frères et Sœurs. Ils ont kidnappé le directeur, Kenson Kaas, ainsi que qu’une autre responsable Madame Nerva, après avoir brutalisé plusieurs personnes sur place.
Qui est Kenson Kaas ?

Kenson Kaas est le directeur du foyer FWAL de Nos Petits Frères et Sœurs en Haïti. Lui-
même ancien enfant des foyers, il a grandi au sein de l’institution avant de se consacrer aujourd’hui à prendre soin des plus jeunes. Son enlèvement crée une onde de choc dans la communauté éducative et humanitaire.
Des victimes libérées, mais l’angoisse persiste
Dans une précédente offensive contre le même établissement, le gang avait déjà enlevé plusieurs individus. Cinq otages ont été libérés récemment, dont Marie Guichine Nicolas, mais d’autres sont toujours portés disparus. Parmi eux figure l’Irlandaise Gena Heraty, figure respectée de l’orphelinat, toujours retenue en captivité.
Un grave incident militaire en parallèle
Dans un événement distinct mais tout aussi dramatique, une frappe de drone de la PNH a tué deux policiers du GIPNH/Swat et en a blessé plusieurs autres à Kenscoff mardi 19 août 2025. Selon son communiqué, la Police a décidé d’ouvrir une enquête sur cet incident, toutefois les premières informations confirment qu’il s’agirait d’une erreur de ciblage. Cet incident vient accentuer l’état de tension et de désorganisation dans la région.
Un climat d’insécurité totale
De plus, le nommé Louis Fils Jean Luc, qui s’était rendu dans la zone mardi matin pour déposer des proches, reste lui aussi introuvable, selon des témoignages recueillis. Les habitants dénoncent une absence totale de contrôle et lancent un SOS à l’État et aux forces de l’ordre.
La communication téléphone est très difficile dans la zone. Les policiers arrivent à peine à communiquer entre eux pendant les opérations. Certains appareils ayant été endommagés lors des attaques précédentes. « Les messages arrivent au compte-gouttes », confient des sources locales, illustrant l’isolement des agents déployés dans les hauteurs de Kenscoff.
La rédaction
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