Saint-Domingue, 11 août 2025 — L’ancienne mairesse de l’Arcahaie et proche de l’ex-Premier ministre haïtien Ariel Henry, Marie Rosemila Petit-Frère, vit un début de semaine particulièrement difficile.
Selon un communiqué de la Direction générale de la Migration (DGM), elle a été interceptée le dimanche 10 août 2025 à l’aéroport international Gregorio Luperón, à Puerto Plata, en provenance du Canada. Des rapports de renseignement indiquaient qu’elle transporterait une somme importante d’argent.
Contrôle et transfert vers Saint-Domingue
À son arrivée, Rosemila Petit-Frère a été placée sous le contrôle des services de renseignement dominicains. Selon nos sources, les agents ont découvert plusieurs chèques déjà signés mais sans bénéficiaire, pour des montants allant jusqu’à 2 millions de gourdes. Le montant exact d’argent liquide retrouvé sur elle n’a pas été communiqué officiellement, mais nos informateurs confirment qu’il y avait également une somme en cash.
Ces éléments suspects ont conduit à son transfert vers Saint-Domingue, où les interrogatoires se poursuivaient encore ce lundi.
Un dossier plus lourd que prévu
Nos sources affirment que l’ex-mairesse fait face à de graves ennuis judiciaires, dépassant le simple cadre d’une affaire de déclaration de fonds. Son téléphone portable a été saisi, et les enquêteurs examinent de possibles liens avec des chefs de gangs actifs en Haïti.
Rosemila aurait déclaré aux enquêteurs qu’elle rentrait en Haïti pour subir une opération médicale. Une justification jugée douteuse, car elle a déjà subi des interventions à l’étranger à des moments où elle devait comparaître dans le cadre du dossier Edwin Tonton du CAS.
Les précisions des autorités dominicaines
Dans son communiqué, la DGM explique que l’interpellation a été motivée par des informations de renseignement, et que les investigations portent aussi sur son rôle présumé dans des actes illicites dénoncés au niveau international.
Rosemila Petit-Frère, à qui l’on attribue la propriété de Télé Monopole — actuellement dirigée par Pradel Henriquez —, traîne une réputation sulfureuse. Les autorités dominicaines assurent vouloir coopérer avec leurs homologues haïtiens pour la suite de la procédure et envisagent une remise à la justice haïtienne après enquête.
À noter que la République dominicaine s’est dotée, via son décret sur le terrorisme, d’un cadre légal permettant d’arrêter ou juger toute personne soupçonnée de liens avec des gangs armés opérant dans la région.
La rédaction
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