Tôt ce dimanche 3 août, aux alentours de 3h30 du matin, des membres du gang Viv Ansanm ont attaqué l’orphelinat Nos Petits Frères et Sœurs – Sainte Hélène, situé à Kenscoff. Les assaillants ont percé un mur d’enceinte pour pénétrer dans l’établissement, sans tirer un seul coup de feu, selon des sources locales et les autorités municipales.
Ils se sont directement dirigés vers le pavillon hébergeant des enfants en situation de handicap, d’où ils ont enlevé huit personnes, dont :
Gena Heraty, missionnaire irlandaise et responsable de cette section, Marie Guichine Nicolas, Dana, Carmelle, Madame Hilaire, Naïka, Luckson, un enfant de 3 ans et plusieurs autres employés de l’établissement.
Selon le maire de Kenscoff, Masillon Jean, et une source proche de l’organisation humanitaire, aucune revendication ni demande de rançon n’a été formulée jusqu’à présent. Il s’agirait d’une opération ciblée et planifiée, les ravisseurs ayant visé spécifiquement le bâtiment abritant la responsable et les enfants sous sa supervision.
Sur le site de l’organisation, Gena Heraty est décrite comme une Irlandaise vivant en Haïti depuis 1993, engagée auprès des enfants et jeunes adultes vivant avec une déficience physique.
Cette attaque soulève une question troublante : pourquoi s’en prendre à des enfants déjà vulnérables, souffrant de handicaps physiques et nécessitant un encadrement spécialisé ?
Survenue dans une zone jusqu’ici perçue comme relativement épargnée, cette nouvelle attaque confirme l’expansion territoriale des gangs et expose une nouvelle fois la vulnérabilité des structures sociales et humanitaires face à l’insécurité croissante.
La rédaction
L’article a été amélioré
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