Le 24 décembre 2024, lors de la cérémonie de réouverture de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), une attaque armée a semé le chaos, faisant plusieurs victimes et blessés parmi les journalistes, les personnels de santé et les citoyens présents. Cet événement tragique soulève de nombreuses questions sur l’absence de mesures de sécurité adéquates dans une zone qualifiée de “rouge”.
Un incident prévisible dans une zone sensible
La zone entourant l’HUEH, située au centre-ville de Port-au-Prince, est connue pour être un territoire contrôlé par des gangs armés. Malgré cela :
• La Police Nationale d’Haïti (PNH) n’était pas impliquée dans les préparatifs de sécurité. Selon des témoignages, seuls un blindé faisant des rondes sporadiques près de la rue Saint-Honoré et des policiers isolés à proximité du Palais national étaient visibles.
• Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) n’a pas assuré une coordination suffisante avec les forces de l’ordre pour sécuriser l’événement.
Des témoignages poignants
Arnold Junior Pierre, journaliste de Radio Télé Galaxie, a relaté l’absence de dispositifs clairs de sécurité :
“Nous avons reçu une invitation formelle pour participer à la réouverture, mais aucune mesure concrète pour notre sécurité n’avait été communiquée.”
De plus, plusieurs journalistes présents ont été blessés ou évacués grâce à l’intervention des agents de l’Unité de Sécurité Générale du Palais National (USGPN).
Réaction du ministre de la Santé
Dans une déclaration officielle, le ministre Duckenson Lorthe Blema a exprimé sa tristesse et présenté ses sympathies aux victimes. Cependant, il a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer la sécurité lors des événements publics et à poursuivre la mission de rapprochement des soins de santé des populations.
Un manque de responsabilité criant
Cet incident met en lumière plusieurs failles :
1. Manque de préparation sécuritaire : La réouverture d’un hôpital situé dans une zone à haut risque aurait dû bénéficier d’une planification rigoureuse.
2. Absence de communication inter-institutionnelle : Les autorités locales, la PNH et le MSPP semblent ne pas avoir coordonné leurs efforts.
3. Responsabilités floues : Qui a décidé de maintenir l’événement sans garanties de sécurité suffisantes ?
Appels à l’action
Les voix s’élèvent pour exiger des réponses :
• Qui est responsable de cet échec sécuritaire ?
• Pourquoi la PNH n’a-t-elle pas été impliquée dès le départ ?
• L’État haïtien prendra-t-il des mesures concrètes pour éviter la répétition de tels drames ?
La reprise des activités à l’HUEH devra attendre une sécurisation effective de la zone. Laisser cet espace vital dans un état d’abandon sécuritaire met en péril la santé publique et la confiance de la population envers ses dirigeants. Les responsabilités doivent être fixées pour garantir que justice soit rendue aux victimes et que de tels actes ne se reproduisent plus.
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