Deux siècles et vingt ans après l’assassinat de l’empereur Jacques Ier au Pont-Rouge, le 17 octobre 1806, la question de l’héritage du Père de l’indépendance demeure au cœur du débat national. À l’occasion de cette commémoration, Wilner Joseph, candidat à la présidence pour la plateforme VIKTWA, plaide en faveur de la justice et de la réparation, tout en appelant à une meilleure compréhension des enjeux historiques et politiques de cet événement.

Pour le candidat, le souvenir de Dessalines doit dépasser le cadre des cérémonies commémoratives. Il estime que cette mémoire constitue une responsabilité collective, fondée sur la recherche de la vérité et la volonté de construire un avenir différent pour le pays.
Dans son message, Wilner Joseph attribue au 17 octobre une signification particulière. Malgré la douleur associée à cette date, il y voit une occasion de se recueillir, de réfléchir au parcours de la nation et de raviver la conscience nationale.
L’analyse du candidat repose notamment sur l’idée que la disparition de Dessalines a représenté bien davantage que la perte d’un chef d’État.
À ses yeux, l’assassinat de l’empereur a également marqué une rupture dans la trajectoire d’un projet national qui entendait placer la dignité humaine au centre de l’organisation sociale, améliorer la répartition des richesses et rompre avec les mécanismes hérités de la colonisation.
Wilner Joseph insiste sur l’importance d’un examen approfondi de cette période de l’histoire haïtienne. Il appelle à poursuivre les recherches sur les circonstances de la mort de Dessalines et à analyser les rivalités qui ont opposé les premiers dirigeants du pays.

Selon lui, ces divisions méritent une attention particulière, notamment pour mieux comprendre certaines difficultés qui persistent dans la vie nationale.
Le candidat met également en garde contre toute récupération politique de l’histoire. Il considère que l’héritage du fondateur de l’indépendance doit être abordé avec rigueur, sans manipulation ni interprétation dictée par des intérêts particuliers.
La demande de justice et de réparation portée par Wilner Joseph s’inscrit dans une démarche qu’il distingue clairement de la vengeance. Il s’agit, selon lui, de maintenir vivante la mémoire de Dessalines, de rechercher la vérité sur son assassinat et de reconnaître la dette historique de la nation envers celui qui a contribué à son émancipation.
Face aux crises sécuritaire, économique, sociale et institutionnelle, il interroge la portée réelle de l’indépendance lorsque les citoyens restent confrontés à l’insécurité, au manque d’opportunités professionnelles et aux difficultés d’accès à la justice.
Cette interrogation place les conditions de vie de la population au centre de la réflexion sur l’héritage dessalinien.
Pour le candidat, la célébration de l’indépendance doit s’accompagner d’efforts concrets en faveur de la sécurité, de la justice sociale et de la dignité humaine.
Il défend ainsi la nécessité de bâtir un État qui assure la protection de tous, garantit l’égalité devant la justice, encourage la production nationale et développe une économie capable de créer des emplois et des perspectives pour la population.
L’éducation figure également parmi les priorités évoquées, en raison de son rôle dans la préparation des générations futures.
Wilner Joseph inscrit la commémoration du 220e anniversaire de l’assassinat de Dessalines dans une réflexion sur l’avenir du pays.
Son message présente la mémoire historique comme un moyen d’interroger les responsabilités collectives et de renouveler l’engagement en faveur d’une Haïti plus juste et plus unie.
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